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| SCIENCES DE LA SANTE [ S.S. ] |
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Revue du COSA-CMF |
| Auteurs de l'article |
| LECOR PA, NDRÉ J, NDOYE M, DIENG S, TAMBA B, KANOUTÉ A, DIA TINE S, DJÉRÉDOU B |
| Mots Clés |
| COVID-19, SARS-COV-2, FONCTION OLFACTIVE, FONCTION GUSTATIVE, TROUBLES CHÉMOSENSORIELS. |
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Num ISSN : 1817-552x [ Trimestriel ] |
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Parution N° 4 du 29-12-2023 |
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Volume : 30 de l'année 2023 |
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DYSFONCTIONS OLFACTIVE ET GUSTATIVE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE COVID-19 : REVUE SYSTÉMATIQUE DE LA LITTÉRATURE. pp. 07-15. |
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| Introduction : Au cours de la pandémie de COVID-19, de nombreux pays ont signalé une augmentation soudaine du nombre de patients souffrant de dysfonctionnement de l’odorat et du goût (DOG). L’objectif de cette étude était d’estimer la prévalence des DOG chez les patients atteints de COVID-19.
Méthodes : Une revue systématique a été réalisée en effectuant des recherches dans PubMed et Embase, de décembre 2019 au 31décembre 2021, en utilisant les termes
«anosmie ou hyposmie ou dysosmie ou dysfonctionnement olfactif ou trouble de l’olfaction ou dysfonctionnement de l’odorat ou agueusie ou hypogueusie ou dysgueusie ou dysfonctionnement du goût ou dysfonctionnement gustatif et COVID-19 ou nouvel coronavirus 2019 ou SARS-CoV-2». Seules les études impliquant des patients atteints d’une infection à COVID-19 confirmée et s´intéressant aux dysfonctions olfactive et gustative ont été incluses.
Résultats : Trente-une (31) études portant sur 22144 patients atteints d’une infection à COVID-19 confirmée par des tests PCR provenant de 17 pays ont été incluses. L’âge moyen déclaré variait entre 25,5 et 61,6 ans, avec un minimum de
6 ans et un maximum de 95 ans. La proportion de femmes variait entre 32,2 et 80,8 % des échantillons. La prévalence rapportée de la dysfonction olfactive variait de 0,5% à 96%, et la prévalence globale était de 40,35%. La prévalence rapportée des dysfonctionnements gustatifs variait de 0,07% à 89%, et la prévalence globale était de 39,7%. La prévalence regroupée était plus élevée lorsque des mesures objectives (Sniff stick test, électrogustométrie et gustométrie chimique) étaient utilisées par rapport aux autoévaluations (questionnaire). Il existe une prévalence élevée des DOG chez les patients atteints de COVID-19.
Conclusion : Le dépistage systématique de ces dysfonctions pourrait contribuer à améliorer la détection des cas de COVID-19. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour établir la causalité.
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