| La présente étude revêt un double intérêt phénoménologique et théorique : dans le cadre de nombreuses recherches réalisées à la demande d’organismes internationaux (OMS, ONUSIDA, UNICEF, USAID, BICE, Banque Mondiale, FNUAP, etc.), je me suis aperçu que les populations ivoiriennes, sans distinction d’ethnies, développent des pratiques à risque pour la santé publique. Ces pratiques ont noms : mutilations génitales féminines, procès de sorcellerie, réponses communautaires subjectives ou métaphysiques au VIH/SIDA, persistance du modèle étiologique traditionnel, automédication, dépigmentation et gestion calamiteuse des déchets médicaux. Ces pratiques qui impactent si négativement l’espérance de vie sont associées à un faible niveau de conscience sanitaire, lui-même lié à un faible niveau de savoir général.
Pour relever l’espérance de vie nationale, il convient de promouvoir la conscience sanitaire des populations, entendue comme l’estime et le souci de soi qui se manifestent dans le rapport de l’être humain à sa santé, sachant que pour tout sujet normalement constitué et socialisé, la vie est une valeur inaliénable parce que précieuse : tout être humain veille à sa santé, mais avec les ressources de son milieu. |