| |
| SCIENCES DE LA SANTE [ S.S. ] |
 |
|
Revue du COSA-CMF |
| Auteurs de l'article |
| AGODA P, AMANA B, BISSA H, PÉGBÉSSOU E, BOKO E, KPÉMISSI E. |
| Mots Clés |
| Noma, Epidémiologiques, Cliniques, Togo |
|
|
| |
Num ISSN : 1817-552x [ Trimestriel ] |
| |
Parution N° 1 du 22-03-2015 |
| |
Volume : 22 de l'année 2015 |
| |
Telecharger |
Le noma : aspects épidémiologiques et cliniques au Togo. Noma: epidemiological and clinical aspects in Togo pp. 34-40. |
|
|
|
| Introduction: le noma ou cancrum oris dérive du grec nomein qui signifie ¨ dévorer¨. C’est une stomatite gangréneuse de la sphère oro-faciale dont le point de départ est endo-buccale, évoluant par un processus ulcéro-destructif des tissus mous puis les plans osseux sous-jacents transformant souvent le visage du malade en fantôme.
Cette étude a pour but de déterminer les aspects épidémiologiques et cliniques du noma au Togo.
Patients et méthodes : l’échantillon d’étude représentait 35 cas de noma à travers une étude rétrospective descriptive portant sur les dossiers de malades, colligés de 2000 à 2009.
Résultats et analyses: sur un total de 35 cas de noma, 24 soit 68% étaient des enfants. La région des savanes a été la plus représentée quant au lieu de la provenance des malades avec 14 cas soit 40%. 77% des patients étaient d’âge préscolaire. La malnutrition était l’antécédent le plus rencontré avec 23 cas (65,71%). 25 cas soit 71,43%, étaient découverts en phase aigüe et 10 cas soit 28,57% au stade de séquelle.
A la découverte, le noma évoluait soit sous forme de gingivo-stomatite gangréneuse (40% des cas N=10) soit en gingivo-stomatite ulcéro-nécrotique (40% des cas). La destruction tissulaire était d’extension labio-jugale dans 69% des cas). 15 cas soit 42,85% présentaient concomitamment un paludisme. Le traitement a concerné essentiellement les cas de noma aigüe et a constitué en une résection des tissus nécrotiques (44% des cas) avec application de soins locaux (100% des cas) et des soins généraux associés (réhydratation et alimentation). L’évolution sous traitement s’était faite vers la phase séquellaire stabilisée dans 34,2% des cas N=12). 20% de décès (N=5) ont été enregistrés).
Conclusion : la mise en place d’un programme national de lutte contre le noma au Togo, devrait permettre de réduire la mortalité et la morbidité liées à cette maladie cruelle; bien souvent reflet de la pauvreté qui sévit dans la plus part des pays d’Afrique. |
|
|
| |
|
| |