| A partir d’une approche qualitative centrée sur des entretiens libres, le focus group et l’observation directe, les résultats ont montré que pour les aînés1, la constitution et la défense d’un « ordre du mangeable », apparaît comme un mode opératoire de gestion durable de la faune. Ce modèle de gestion est moins compris par les cadets. Ceux-ci se situent dans une rationalité pensée comme processus de décision et créateur d’ordre. Cela consiste à élargir les limites de ‘’l’ordre du mangeable’’ fixés par les aînés. Cette démarche résout la raréfaction des protéines animales d’une part ; et l’acquisition de l’autonomie alimentaire d’autre part. Ce désaccord a engendré une nouvelle configuration des relations entre aînés et cadets. On remarque désormais l’existence d’un nouvel « ordre du mangeable » distinct de l’ordre ancien qui autorise l’autonomie et la liberté de consommation des produits animaux dans plusieurs localités. |