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| SCIENCES ET TECHNIQUES [ S.T. ] |
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BIOTERRE |
| Auteurs de l'article |
| KONATE S., TONDOH J.E. et YEO K. |
| Mots Clés |
| fourmis, biodiversité, savane, forêt, Côte d’Ivoire. |
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Num ISSN : 1817-5554 [ Bimestrielle ] |
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Parution N° 1 du 14-12-2017 |
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Volume : 5 de l'année 2005 |
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DIVERSITE ET ROLES ECOLOGIQUES DES FOURMIS TERRICOLES
DE CÔTE D’IVOIRE pp. 67-90. |
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| D’une manière générale, très peu d’études récentes ont porté sur la faune
myrmécologique en Côte d’Ivoire. La plupart de ces études ont été entreprises entre
1963 et 1985 et concernent surtout les fourmis terricoles en savanes et en forêts.
Les travaux sur la diversité des fourmis en Côte d’Ivoire, montrent une richesse
spécifi que importante, avec des variations en fonction du milieu. En savane humide,
le peuplement est constitué d’environ 114 espèces de fourmis, reparties entre 49
genres et 3 sous-familles. Les sous-familles les plus importantes sont les Myrmicinae
(42 % des espèces) et les Ponerinae (30 % des espèces). En forêt ombrophile, les
valeurs de richesse spécifi que sont similaires à celle de la savane humide, avec 120
espèces, reparties entre 35 genres et 4 sous-familles. Les principaux représentants
y sont les Myrmicinae (47 % des espèces) et les Ponerinae (41 % des espèces). Les
études effectuées en savanes sèches et en forêts mésophiles, situées plus au nord
du pays, suggèrent moins d’espèces qu’en zones humides. Ces études montrent
une prédominance des Formicinae et des Myrmicinae en savane sèche tandis que
les Ponerinae sont majoritairement représentés en forêt mésophile (plus de 80 %
des espèces). Les travaux relatifs au rôle écologique des fourmis en Côte d’Ivoire,
soulignent leur importance numérique (taille des colonies, densités, distribution)
ainsi que leur implication dans les processus majeurs des écosystèmes. Ces études
soulignent également l’impact négatif du feu de brousse et des activités anthropiques
sur la composition des peuplements de fourmis.
Cette synthèse des travaux effectués sur les fourmis de Côte d’Ivoire, a
également permis d’identifi er des sujets d’importance écologique majeure, non
encore suffi samment étudiés, tel que l’utilisation potentielle des fourmis comme
indicateurs biologiques et comme facteurs de lutte biologique. |
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