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| SCIENCES DE LA SANTE [ S.S. ] |
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Revue du COSA-CMF |
| Auteurs de l'article |
| ADAM S, AGODA PP, COULIBALY A, BOUASSALO KM, FOMA, BISSA H, SAMA HD, AMANA B, BOKO E. |
| Mots Clés |
| DysfonctionneMent, Appareil ManducAteur ; Articulation temporo-MAndibulaire ; Togo |
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Num ISSN : 1817-552x [ Trimestriel ] |
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Parution N° 4 du 31-12-2025 |
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Volume : 32 de l'année 2025 |
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DYSFONCTIONNEMENTS TEMPORO-MANDIBULAIRES : À PROPOS DE 184 CAS AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE SYLVANUS OLYMPIO DE LOMÉ, TOGO pp. 72-77. |
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| Introduction : Les dysfonctionnements temporo- mandibulaires (DTM), entraînent des douleurs, des troubles fonctionnels et une altération de la qualité de vie. Les données concernant cette affection sont limitées en Afrique subsaharienne, notamment au Togo. L’objectif de cette étude était de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des DTM au CHU Sylvanus Olympio de Lomé.
Méthodes : Une étude à collecte rétrospective et à visée descriptive a été menée sur 8 ans (2016-2023) au service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale. Ont été inclus tous les dossiers complets de patients présentant un DTM. Les données socio-démographiques, cliniques et thérapeutiques ont été analysées.
Résultats : Sur 28 207 consultations, 184 cas de DTM ont été recensés, soit une prévalence hospitalière de 0,7 %. L’âge moyen était de 45,9 ans, avec une prédominance féminine (55,9 %). La douleur oro-faciale constituait le principal motif de consultation (98,3 %), suivie des bruits articulaires (58,1
%). Les DTM d’origine articulaire représentaient 50,5 % des cas. Les signes physiques fréquents étaient la douleur à la palpation (70,6 %), les dyscinésies (67,3 %) et la dysocclusion (52,7 %). Le traitement médicamenteux (association antalgique, anti-inflammatoire et myorelaxant) a été prescrit dans 97,2 % des cas, tandis que les moyens fonctionnels (gouttières, physiothérapie) concernaient 35,8 % des cas.
Conclusion : Les DTM, peu rapportés au Togo, touchent surtout les adultes et présentent une prédominance féminine. Des études prospectives seraient judicieuses pour mieux connaitre l’incidence réelle de cette affection dans la population générale et codifier une prise en charge adaptée au contexte local.
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