| Cette étude nous a emmené à rechercher, grâce aux structures bancaires et de transfert d’argent internationales, les fonds transférés officiellement par la diaspora du Nigeria et du Ghana, membres de la CEDEAO exerçant en Cote d’Ivoire et ailleurs vers leurs pays d’origine de 1980 à 2000. En plus, elle nous a aidé à connaitre la place qu’a occupé la Cote d’Ivoire dans ces transferts de fonds vers l’Afrique de l’ouest durant cette même période. Grâce aux données statistiques de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale, confrontées à d’autres informations provenant des documents et des enquêtes, nous avons pu réaliser ces principaux résultats. D’abord, le premier pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigéria a été de loin le pays qui a engrangé plus de fonds, avec plus de 2,232 milliards de dollars US durant les deux décennies 1980-2000. Ensuite, le Ghana par rapport au Nigeria a récolté un faible transfert de fonds, évalué à plus de 56 millions de dollars US durant la même période. En fin, la Cote d’Ivoire a occupé une place importante, mais irrégulière dans les transferts de fonds vers les Etats de la CEDEAO. Ainsi de 1980 à 1990, il à occupé une place impressionnante avec 89%des fonds transférés. Mais ce record s’est amenuisé progressivement. De 1990 à 1995, il s’est replié à 35% et de 1995 à 2000, il s’est effondré à 20%. |