Cancer colique en occlusion, expérience du service de Chirurgie Générale Digestive et Endocrinienne du CHU de Treichville pp. 07-10.
Résumé :
Introduction: L’occlusion intestinale constitue l’une des complications évolutives les plus fréquentes des cancers coliques. Sa prise en charge nécessite la levée d’obstacle et le traitement de la pathologie cancéreuse. L’objectif de cette étude était de décrire la prise en charge en urgence des cancers du côlon en occlusion au service de chirurgie digestive et endocrinienne du CHU de Treichville.
Méthodes: Il s’agissait d’une étude rétrospective menée dans le service de chirurgie digestive et endocrinienne du CHU de Treichville de Févier 2019 à Mars 2021. Cette étude concernait tous les patients admis pour une occlusion intestinale aiguë secondaire à un cancer du côlon opéré et prouvé histologiquement. Les paramètres étudiés étaient : l’âge, les données de l’exploration chirurgicale, les attitudes thérapeutiques et leurs résultats.
Résultats: Dix-huit (18) patients ont été pris en charge durant la période d’étude pour un adénocarcinome du côlon en occlusion. Il s’agissait de 8 hommes et de 10 femmes. L’âge moyen était de 57 ± 25,4. La lésion tumorale siégeait sur le côlon sigmoïde chez 10 patients. Les gestes pratiqués étaient :
une hémicolectomie suivie d’un rétablissement de la continuité chez 09 patients,
- une colostomie latérale gauche chez 3 patients,
- une dérivation interne iléo-colique chez 2 patients,
- une intervention de Bouilly Volkmann chez 2 patients,
- une intervention de Hartmann chez 5 patients
- une colostomie latérale chez 02 patients.
- Trois (03) patients avaient présenté des complications postopératoires à type de : fistule anastomotique (1 cas), une suppuration pariétale (2 cas).
Dans le suivi postopératoire, 10 malades ont été perdus de vue. Cinq malades avaient bénéficiés d’une chimiothérapie adjudante.
Le recul moyen était de 4,5 Mois (1 Mois-20 Mois).
Conclusion: Le cancer colique en occlusion reste une complication fréquente des cancers coliques et la prise en charge chirurgicale reste controversée.